Destinée atypique qu’a eu ce réalisateur qui signa ici son premier et unique film qui constitue à lui seul un petit chef d’oeuvre, difficile de croire qu’il ne fit rien d’autre que de la télévision par la suite.
Mais parlons du film en lui-même qui se concentre sur le job d’un tueur à gages à New-York. La différence avec beaucoup de films de ce genre c’est qu’il n’est pas question ici de dernier job, de complot, de retournements de situation ou quoi ce soit mais plus d’un homme, un tueur à gage qui doit pendant les fêtes de noël exécuter un petit mafieux de bas étage.
L’hallucinante séquence d’ouverture, métaphore de l’accouchement du héros qui arrive en ville.
L’ambiance de noël apporte un vrai plus d’ailleurs dans la première partie (qui disparait hélas dans la seconde) avec ses chants de noël qui suit les pas d’un homme seul parcourant un New-York magnifiquement filmé, car oui le film est principalement sur sa ville au final, New-york
Le film présente une narration bien particulière et pas déplaisante pour un sou. Allen Barron fait tout ici, scénariste, acteur principal et réalisateur et il s’en sort haut la main sur ses trois boulots.
On attend avec lui, on vit avec lui pendant cette semaine qui se terminera de façon logique, on est dans la même optique d’attente que ce personnage qui essaye d’embrasser son humanité perdue à travers une forme d’amour, n’importe quel amour tant qu’il peut faire paraitre ce côté humain qu’il cherche désespérément.
Un petit aperçu de l’ambiance “festive” du film.
Au niveau de la forme ça fait très nouvelle vague mais sans le côté poseur et chiant d’un Godard, le rythme peut paraitre assez lent pour quelqu’un qui n’est pas rentré dans le film mais ce dernier a pour lui de ne durer que 77 minutes donc on n’a nullement le temps de s’ennuyer.
L’histoire peut paraitre assez banale au final mais le traitement est vraiment différent et le film réserve quelques bons moments de folie comme une scène bien froide comme il faut entre notre homme et un Larry Tucker toujours aussi charismatique que certains ont pu voir dans le Shock Corridor de Fuller. Une petite pépite donc qu’il ferait bon de découvrir donc.
La bande annonce du film
